Pour autant, j'ai quelques nouvelles à vous faire parvenir.
Hier, je suis allé dans les hauteurs de Bucaramanga. J'ai accompagné les parents de Gabriel sur le terrain dont ils espèrent l'acquisition finale afin de construire une maison... Sur le chemin, accroché aux montagnes, j'ai pu apercevoir les premiers quartier réellement pauvres de la ville. Les maisons sont construites sur des chemins tellement escarpé qu'il suffit de fortes pluies pour qu'un quartier entier puisse être rayé de la carte en moins de deux...
Dans ceux-ci, un grand nombre de personnes agitent une petite bouteille de plastique vide lors du passage de voitures... Ils semblent rester là toute la journée, assis sur une chaise en plastique, comme s'ils attendaient le tour de France en agitant leur bouteille comme un fanion...
Ça, c'est la vision d'un français stupide que je peux être à certains moments lol. C'est en réalité des vendeurs d'essence de contrebande en provenance du Venezuela...
La transaction s'est d'ailleurs réalisée à environ 2m de policiers qui avaient l'air tout a fait d'accord sur le trafic et y portait peu d'importance...
Nous avons pris par la suite des chemins de traverse pour trouver le terrain que les parents de Gabriel ont acheté en partie. Perdu au milieu des montagnes, à flan de colline, ils ont fait l'acquisition d'un demi hectare de terres arables. Il espèrent y construire une jolie maison. Malheureusement, le terrain se révèle inconstructible.
En effet, le sous-sol est constitué de roches sédimentaires, et non pas de roches dure (en bref des cailloux et du sable). De plus, de gros rochers ne demandent qu'à se décrocher pour dévaler la pente... Le tout associé à un climat équatorial (des litres d'eau par an) et cela donne une jolie perspective de coulée de boue... Et avec de la chance, celle-ci emporte votre maison et vous avec...
Bref, moi, je construirais pas ma maison là...
Il y a pourtant une jolie vue...
Nous nous sommes rendu ensuite dans les hauteurs où nous avons mangé un succulent lapin dans un petit resto dont nous étions les seuls clients... mais il faisait froid. Ici, du fait de l'humidité, à 18° on a froid, et à 25°n on crève de chaud! C'est pas facile...
Ce fut un très joli tour dans la campagne... ça m'a donné l'envie de cuisiner. Du coups, j'ai fait une tarte aux poireaux (dont j'ai réussi je ne sais comment à rater la pâte brisée) et aujourd'hui un polpetono... (pour ceux qui ne savent pas, c'est un pain de viande italien...)
Je suis en tout cas en forme culinairement en ce moment, J'ai même réalisé des baguettes de pain!
