vendredi 25 janvier 2008

Chronique d'un oui-départ

Et bien voila, Je suis arrivé à la National Defence Academy. Après un passage de deux jours à Delhi où j’ai visité des amies ainsi que l’ambassade de France où j’ai été reçu… L’arrivée fut mouvementée. Je suis arrivé avec plus d’une heure et demie de retard, attendu par une personne de l’ambassade et mes deux copines Aurélie et Anaïs. Après avoir être passé à la douane et récupéré mes bagages, nous avons prit la route afin d’aller chez mes amies. Il était déjà plus de une heure et demie du matin… Quelle ne fut pas notre joie quand au détour d’un virage nous constatâmes que le pneu arrière droit était crevé…
C’est donc avec joie et entrain que nous commençâmes à tenter de libérer la roue de secours… Super !!! A deux heure du mat, quoi de plus réjouissant de changer une roue, surtout quand on n’arrive pas à détacher celle de secours du dessous de la voiture… Après que la moitié du quartier ai essayé, monsieur, Ulm, la personne de l’ambassade avec lequel j’ai été en contact avant mon départ se résilia à appeler un chauffeur de l’ambassade afin qu’il vienne nous secourir, nous et notre roue… Et c’est donc vers deux heure trente du matin que j’arrivai à l’appart de mes cop’s, crevé mais content d’être en Inde…
Le lendemain, elles tentèrent de me faire visiter Delhi ; je dis tenter car à cause de la fête nationale du 26 janvier, tous les monuments sont interdits d’accès. J’ai donc admiré de loin les monuments… Peut importe…
Le lundi, je me suis rendu à l’ambassade afin de discuter de mon emploi à la National Defence Academy et me faire enregistrer. L’ambassade était en plein préparatifs, accrochant du drapeau tricolore en veux tu, en voilà pour l’arrivé du Président Sarko le Grand, médiatique au possible… Je dis ça car plein d’indiens m’on fait remarquer son arrivée, mais surtout, la liaison qui passionne certains journaux ici. Je vais tenter de faire un scan d’un article… Notre président pop star est super famous !!!! La question étant, viendra-t-il avec Carla ?
Bref.

J’ai repris l’avion le mardi matin, direction Pune… J’ai été accueilli par Indira, la professeur de français de l’école qui m’attendait avec un chauffeur. J’ai pu constater que la circulation indienne n’avait pas changé, et c’est avec plaisir que nous sortîmes de la ville.
L’école est particulièrement loin du centre ville, environ 35 Km. A mon arrivé à l’école, j’ai prit conscience de l’immensité de celle-ci : 4000 ha, un lac de 17 Km de long… des bâtiments impressionnants… Vu du ciel (je vais donner prochainement les coordonnés Google earth afin que vous puissiez vous apercevoir de vous-même) c’est déjà grand, mais vu d’en bas… entre la porte d’entré et mon logement, j’ai mit une demie heure bien tassée en marchant très vite… et c’est pas très loin…
J’habite justement juste à coté d’une piscine olympique à laquelle je vais avoir accès, tout comme tous les équipements sportifs, équitation et polo inclus… Pas mal. Je suis dans une grande chambre, disposant d’un immense lit, d’une salle de bain avec eau chaude, climatisation, service de blanchisserie, repas servit par des boys, et qui passe deux fois par jours pour savoir si je souhaite boire du thé ou du café. C’est luxe ! Même si le standing reste indien, le service est pas mal du tout lol. Je peux même louer une voiture avec chauffeur pour me rendre en ville. Le seul truc, c’est que je n’ai pas internet. Là, ça craint. Mais je vais acheter une clef USB afin de recevoir par le système GSM une ligne internet à faible débit, assez pour lire mes mails, et faire des recherches… en Inde, on n’a pas de fric, mais on a des idées… Il y a une solution à tout !

Bref, je suis bien pour l’instant. J’ai rencontré les élèves qui sont assez fatigués par leur rythme très sportif et qui sont par conséquent d’humeur somnolente en cours… Mais je garde ça pour la prochaine fois : l’arrivé de Fabrice Bing dans une école militaire !!!
Tenue correcte exigée !

vendredi 18 janvier 2008

Chronique d'un non départ...

Voila, ça y est je ne suis pas bien arrivé en Inde.
je n'ai pas pris l'avion le 7 janvier (le 16 non plus) et je n'ai pas subit de décalage horaire...
Formidable! J'adore les non rues Indiennes! par exemple, je ne suis pas à Delhi... Dimanche, j'ai pas mangé indien, d'ailleurs, ça fait quelque temps que je non mange indien, hum, c'est super non bon....
En réalité, au lieu de partir en Inde, je suis resté en France grâce au concours des administrations indiennes... j'ai en effet bénéficié d'un régime formidable car j'ai demandé pendant 8 mois un papier qui s'est révélé inutile pour avoir mon visa.... bref, super, heureux d'avoir pu perde grâce à eux la moitié de mon salaire, perdu 2 semaines dont une bonnes semaine sur paris à aller d'ambassades en ambassades... géniale l'Inde...
Chronique d'un non départ... c'est la moins qu'on puisse dire... heureusement je pars demain matin!

mercredi 26 décembre 2007

Noël

Joyeux noël!
je suis de retour en France depuis une semaine et le froid et intensif! Cela me change des tropics et des caraïbes cartagenoises...


Mais, la belle chose est qu'il neige aujourd'hui, le lendemain de noël, après les huitres, foie gras, dinde et autres douceurs...

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Vidéo envoyée par estebankrishna

il neige chez moi!

Je fais en ce moment un tour de france des amis! après Marseille et la yourt d'Anthony, Maelle Lucas et Françoise pour Martigues, Diego à Montpellier, je vais aller à Paris et Dijon! c'est le Bing's France tour...

lundi 10 décembre 2007

pas très sérieux

j'ai pas écrit depuis longtemps...
un mois
je vais pas pouvoir écrire tout de suite car je part demain et j'ai plein de choses à faire, mais c'est juste pour dire que je rentre jeudi après-midi à besançon et que j'ai beaucoup aimé la dernière partie de mon voyage
je suis allé à Bogota une semaine puis je suis resté 3 semaine à Medellin ou j'ai cherché des contact afin de trouver du travail ici... j'habitais avec une femme, ses trois enfants et des étudiants... Elle loue des chambre afin de gagner sa vie...
voila, je développerais meiu après
mais j'adore ici, il fait toujours 22° car c'est la ville du printemps éternel!!!
bises

mercredi 14 novembre 2007

emilie simon

mardi 13 novembre 2007

Putain!!!! Merde!!!

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Là, je suis énervé!!
Jeudi, l'on m'a volé mon telephone... c'est déja pas terrible de se faire agresser dans la rue (on nous a poussé et on nous l'a arraché des mains, mais en plus, je l'ai trouvé dans un magasin... bon, ok
mais le pire, c'est que je suis allé chercher la police, qui s'en foutait royalement! qui m'a proposée de repasser... j'étais hors de moi! le vendeur a évidement eu le temps de changer la coque et autres choses du genre pour qu'on ne puisse plus l'identifier... bref pas cool...
je suis arrivé á bogota! ca y est, j'ai quitté Cartagena!
J'aime bien la ville (qui est assez moche mais remplie de vie). je visite, je vois des expos...
je suis content quoi!

lundi 5 novembre 2007

no pienso llorar, de eso ya me canse.

Une petite chanson que j'écoute beaucoup en ce moment... histoire de vous faire partager mes découverte (pas récente car elle a sortie son album en 2004). Elle s'appelle Bebe et elle a pris un congé sabbatique sous la pression médiatique... pas mal?

Bebe - Con Mis Manos
Vidéo envoyée par laterrorista

vendredi 2 novembre 2007

il pleut, il pleut bergère...

Et bien, je suis a Cartagene depuis moins de 24h... j'étais parti pendant une semaine visiter mes amis de Bucaramanga (là où j'étais au mois d'avril et de mai) ainsi qu'à Medellin...
Je suis resté assez peu à Buca. Je connais la ville qui est assez laide... j'y ai revu les copains et copines et ça m'a fait extrêmement plaisir!
J'ai surtout visité la ville de Medellin. Vous la connaissez probablement, c'est en effet la ville de Pablo Escobar, le fameux narcotraficant. Il en était d'origine et il y est mort, criblé de balles par la police en 1992. Je suis allé faire un petit tour sur sa tombe par curiosité... Les stars ne courent pas les rues en Colombie... alors une telle personnalité internationale...
Comme on peut le voir sur la photo, il est encore adoré par de nombreuses personnes qui fleurissent sa tombe régulièrement. Les pauvres, très nombreux dans la ville, ont parfois bénéficié de son argent et l'aprécient souvent. Il est enterré avec sa famille (ses parents); sa plaque est située à coté des fleurs rouges et blanches.

Justement, la violence et la pauvreté à Medellin était terrible avant. Pablo Escobar en profitait. Les assassinats étaient quotidien. Tous les jours, plusieurs policiers mourraient, sans compter les civils que l'on tuait pour une montre, ou un sac plastique.

A Medellin, je suis resté chez un ami, Felipe. Son beau père fut assassiné lorsqu'il avait 12 ans car il ne voulait pas donner son argent... C'est presque une banalité dans cette ville.
Mais Medellin est maintenant beaucoup plus sure: le sécurité s'est considérablement améliorée, et est même la seule ville de Colombie qui bénéficie d'un métro, très pratique d'ailleurs. Justement, la zone pauvre est construite sur les flancs d'une montagne. Le métro ne pouvant grimper la pente, les ingénieurs construisirent un téléférique avec plusieurs stations: c'est le métrocable comme il se dit ici! C'est mieux que rien, mais ce n'est pas suffisant pour l'ensemble de la population qui fait une queue immense certains moments de la journée afin de pouvoir le prendre...

La ville de Medellin est aussi la ville natale du peintre Botéro, vous savez, celui qui peint des personnes constamment obèses... J'adore ce peintre. Et bien il a donné à la ville une collection entière de ses oeuvres ainsi qu'une grande quantité d'oeuvres d'autres artistes connus. Ils a aussi fait don de nombreuses sculptures qui ponctuent la ville...


J'ai beaucoup aimé cette ville, à tel point que je pense que je vais y passer mes dernières semaines car, il est possible que j'y trouve du travail dans une université l'an prochain! Je suis sur des pistes intéressantes...

Je disais il pleut bergère, mais pourquoi donc me direz vous? C'est que le temps en Colombie est détraqué comme partout et, en ce moment, le temps est beaucoup plus frais qu'à l'accoutumer et qu'il pleut, particulièrement à Cartagena...
Je suis arrivé hier dans la matinée et j'ai découvert des quartiers entier (pauvres évidement) sous les eaux; hier soir sortant de mes courses, je me suis trouvé pris par une pluie digne d'une mousson avec de l'eau partout dans les rue, les déchets circulant, les véhicules se bloquant faute de pouvoir circuler... Les taxis refusaient de s'arrêter pour me laisser rentrer chez moi, et j'ai donc fait le chemin à pied... en tongs... trempé jusqu'aux os... heureusement, j'avais pensé à mon parapluie... mais je ne devais ppas être le plus à plaindre à se moment là...


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Vidéo envoyée par estebankrishna

mardi 30 octobre 2007

suite de voyage...

Tout d'abord, toutes mes excuses de ne pas m'être manifeste plus tôt...
je bouge un peu et le travail d'écriture ne me tentais guère...

Je reprend donc la suite de mon récit de la cite perdue...
le 7 octobre
J'ai eu de belle frayeur. une fois le passage de la falaise termine, nous avons alors passe la rivière. l'eau glaciale nous poussait fort et nous déstabilisait. Il ne fallait surtout pas chuter car avec de l'eau jusqu'au dessus du nombril (je fais 1,85m) il faut un rien pour partir avec le courant. Nous fîmes traverser nous sac en formant une chaîne humaine. Nous marchâmes ainsi pendant près de sept heures, nous arrêtant de temps en temps pour reprendre nos forces, obtenir quelques explications sur les coutumes indiennes, notamment l'enterrement des chefs en position foetale. Nous traversâmes par huit fois la rivière, et la dernière traverse nous conduit aux pied des escaliers de la cite...
Juste a cote d'une splendide cascade se trouvaient les marches qui débutaient dans le lit même de la rivière : 1200 marches extrêmement raides qui montaient sur les plateaux aménagés par les indiens il y a plus de 1000 ans. J'étais vraiment épuisé mais je ressenti une grande satisfaction d'arriver sur le premier palier: j'y étais!!!

A bout de force, nous traversâmes alors toute la ville, allant de terrasse en terrasse afin de rejoindre notre camp pour les deux prochaines nuits. Mon dos était détruit, j'étais plein de courbatures, j'avais faim car il était 15h et nous n'avions toujours pas mange.. Le lendemain, nous allions visiter le site. Mais pour l'instant, repos avec vue sur la ville et les montagnes...


Le 8 octobre
Curieuse sensation. J'ai ressenti comme si la colombie prenait enfin sens pour moi. En regardant depuis mon lit la cite perdue, ce paysage m'est enfin apparue comme une vrai terre de découverte. Je me suis senti libéré des raisons passées de ma venue dans ce pays.
Hier soir, Walter nous expliqua les coutumes indiennes, notamment le rapport homme/femme ainsi que le mariage. Les hommes et les femmes vivent dans des maisons séparées. Inities au sexe vers l'âge de 15 ans par une première épouse plus âgée, l'homme se fera choisir une femme aux alentour de ses 20 ans a laquelle il devra s'empresser de construire une maison neuve ainsi que pour lui même. L'homme ne pouvant ne pouvant entrer chez la femme, il prend ses repas devant la porte. Quand aux relations sexuelles, elles sont soumises aux cycles lunaires et ont lieux dans un "nid d'amour" dans les champs.
Pendant 3 heures, nous avons visite la ville. Elle est simple et est réduite a des plates formes de terre et de pierre. Mais ici, un grand centre religieux et agricole s'étendit pendant plus de 2000 ans, jusqu'à ce que l'arrivée des espagnols, déréglant l'économie locale, important des maladies et massacrant les chefs convînt les habitants a immigrer dans les profondeurs de la jungle.
La technologie de construction et d'irrigation se sont rapidement perdue. De ces savoirs, peu de choses subsiste encore. La médecine a notamment été oubliée. Maintenant, les indiens réclament des pilules aux gens de passage afin de soigner leur maux de tète ou leur toux. Il ont oublies leur pharmacopée.
Nous réprime la route le lendemain matin de très bonnes heure afin de marcher l'équivalent de deux précédentes journée de marche et rejoindre notre premier point de campement. ce fut probablement la journée la plus épuisante de toute! 12 kilomètres dans la chaleur, la boue, les moustiques et la traversée de rivières... une fatigue énorme m'accabla à mon arrivée.

Je dormis presque immédiatement.. le lendemain me paru d'une facilitée déconcertantes après...
Rien de bien spéciale lors du retour, si ce n'est des images plein la tête et des nouveaux amis!!!

merveilleuse expérience.





mardi 16 octobre 2007

message en construction : Il y a des voyages des fois...

Attention, le message n'est pas fini d'être écrit... et j'ai pas corrigé mes fautes non plus!

Voici, comme promis, le journal de bord de mon périple dans la jungle colombienne à la recherche de la cité perdue...
1er jour
PUTAIN est le mot du jour...
"Putain de merde, fait chier ta mère": la boue, la pluie...
La journée commença simplement: deux heures de chiva (bus local) sur une piste défoncée pour rejoindre le point de départ de notre aventure. Au total, nous étions sept touristes, un guide et un cuisinier-porteur.
Le groupe était composé d'un américain(Colin) séduisant au possible, deux anglais(Jeck and Trip), un israélien (Marco) et deux australiens (Gil and Ben). Nous primes tous la route, direction le montagne Sierra Nevada Tayronna...
Au bout de trente minutes; les premiers ennuis commencèrent: le passage des premières rivières fut simple; mais l'apparition de la pluie vint me... troubler... J'ai horreur d'être mouillé. Le sac sur le dos, emballé dans une sac plastique, l'ascension allait se montrer sportive. La piste étroite se transforma vite en chemin de boue profonde, et moi, en pauvre sandales, j'allais déguster sec (ou plutôt humide)...
J'étais trempé jusqu'aux os au bout d'une heure de marche... et il en manquait 4 avant d'arriver à notre premier camps... La boue commençait à pénétrer dans mes sandales; savez vous que la boue entre le pied et la semelle vous rend complètement instable, comme si vous aviez de l'huile sous les chaussures? Vous glissez comme sur des patins! En tout cas, vous le saurez maintenant.
Les paysages étaient merveilleux et j'arrivais à les apprécier entre deux glissades... j'espérais au moins que la boue soit un petit soin pour mes pieds...Bref...
J'ai cru que je n'y arriverais jamais. Les derniers kilomètres furent les pires: monter les cotes était encore possible, mais descendre des piscines de terre détrempée m'a rendu fou: mes pieds s'enfonçaient retenus par la boue, les scratchs complètement embourbés ne tenaient plus... je n'avançais pas!
Nous arrivâmes quelques minutes avant la nuit. pas d'électricité ni d'eau courante évidement... Terrible. Demain, je mets des chaussures! Putain! j'ai oublié les chaussettes! "Putain" est les mot du jour, de la boue jusqu'aux genoux, j'ai pas de chaussures, l'humidité est folle... qu'est ce que je fout là?
Je sais pourquoi. Je rêvais, enfant, je rêvais des citées d'or, et là, je suis sur les pistes des conquistadores; je vais voir une ville précolombienne oubliée en plein milieu de la jungle... Ça c'est fou putain...


PS, Jek m'a donné une paire de chaussette pour mon anniversaire qui est demain; il m'a demandé de ne pas oublier qu'elles valent 20$ lol...*

Deuxième jour
Le 6 octobre 2007
"C'est mon anniversaire, c'est pas celui d'ta mère!"
Hier soir, Walter notre guide nous a parlé des guérillas de Colombie. Certaines ont enlevées des étrangers qui faisaient le chemin de la citée perdue il y a de cela quelques années.
Nous nous sommes tous couché assez tôt épuisé que nous étions, dans nos hamacs. Le réveil fût doux et ensoleillé. Au alentour de 9h, nous reprîmes la route en direction de la ville. Les chemins avaient séché et j'avais enfilé une paire de basket: tout allais pour le mieux; le soleil nous écrasait mais j'allais gaiement. Nous nous arrêtâmes plusieurs fois afin de reprendre des forces, se rafraîchir à une cascade et même se baigner dans le cours d'une rivière fraîche et accueillante. Nous prîmes le temps de trouver des caféiers sauvages, de goutter aux fruits d'une cabosse de cacao et même, en traversant un village indien, de cueillir quelques feuilles de coca... La journée des trois C: café, cacao, coca... Mais après trois heures de marche le temps commença à ce gâter. Au bout de seulement cinq minutes, nous étions complètement détrempés mon T-shirt "Che Guevara Vs la Corse" me collait au corps tout comme mon bermuda et mon caleçon: "ne pas penser à la pluie, ne pas y penser... oublier que tu déteste ça..." Une heure sous la pluie, je m'en fout, je vais à la cité perdue.
Nous avons atteint le camp aux alentours de deux heures de l'après midi. Ouf! Une bonne douche (glaciale), une soupe et une petite sieste en hamac suffiraient à nous réconforter.
La plie avait cessée, nous jouyons aux cartes, une rivière coulait; fatigués mais heureux ce soir, nous allions boire à ma santé la bouteille de rhum que j'avais apporté.
Happy birthday Fabrice!


Ça y est, j'y suis, nous sommes le 8 octobre et la journée d'hier à été longue. La veille, Walter nous avait raconté l'histoire mythique de Pablo Escobar, le narcotraficant: cet homme était tellement puissant et riche qu'il avait fait construire en pleine jungle une piste d'atterrissage secrète recouverte d'arbre artificiels qui s'écartaient qui s'écartaient afin de faire décoller les avions.
Après une nouvelle nuit en hamac, nous reprîmes la route. Les premiers mètres furent périlleux: sur un chemin pas plus large que deux pieds joints, nous devions avancer, parfois collés à la paroi afin de ne pas tomber dans le torrent situé une dizaine de mètre plus bas...