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mercredi 22 octobre 2008

Lancement réussi pour la première mission non habitée de l'Inde vers la Lune

AP | 22.10.2008 | 05:06


Lancement réussi pour la première mission non habitée de l'Inde vers la Lune mercredi. La sonde Chandrayaan-1 doit ensuite devenir le satellite de la lune pour une période de deux ans, a expliqué le centre spatial indien de Sriharikota (Est de l'Inde).

L'objectif sera de redessiner la cartographie de la surface lunaire et de ce qui se trouve juste en-dessous. Chandrayaan signifie en sanskrit "Embarquement pour la Lune" ("Moon Craft").

"C'est un moment historique pour l'Inde, a déclaré le président de l'Organisation de recherche spatiale indienne (ISRO), Madhavan Nair, espérant que l'expédition permettra de "dévoiler les mystères de la lune".

La sonde d'une tonne et demie transporte 11 instruments scientifiques, dont trois de l'agence spatiale européenne et deux de la l'agence spatiale américaine. Le premier est un spectromètre haute résolution qui analysera la composition en minéraux. Le second outil est un mini-radar qui recherchera des dépôts de glace dans les régions polaires.

L'Inde ambitionne de rejoindre les grandes puissances mondiales dans la course à l'espace, comme la Chine et le Japon l'ont réussi récemment. AP

Issue du tempsreel.nouvelobs.com

mercredi 24 septembre 2008

News : fusillade entre policiers et activistes islamistes présumés

La police indienne a abattu, vendredi 19 septembre, à New Delhi, deux activistes présumés, dont un chef local d'un groupe islamiste, lors d'une traque de suspects liés aux attentats qui ont frappé la capitale le samedi 13 septembre. Les policiers sont intervenus dans un appartement où cinq suspects étaient retranchés, a précisé la police. Une personne a été arrêtée et deux suspects sont parvenus à s'enfuir.
Les attentats à la bombe dans un quartier commerçant de New Delhi, qui ont fait au moins 22 morts samedi, ont été revendiqués par une organisation baptisée les "Moudjahidins indiens" ; celle-ci avait déjà revendiqué des attentats qui avaient fait 45 morts en juillet à Ahmedabad, dans l'Etat occidental indien du Gujerat. Depuis les attentats, une polémique était née sur la capacité des autorités indiennes à faire face à la menace terroriste, après que le gouvernement fédéral avait reconnu la faiblesse de ses services de renseignement dans ce domaine.

LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 19.09.08 | 13h08 • Mis à jour le 19.09.08 | 13h27

Article tiré du Monde.fr

lundi 15 septembre 2008

De mystérieux «Moudjahidin indiens» narguent les autorités de New Delhi

Une fois de plus, l’Inde vient de faire les frais du terrorisme le plus aveugle qui soit. Samedi soir, cinq bombes ont explosé coup sur coup dans la capitale, New Delhi, toutes dans des marchés ou des quartiers bondés de monde. Bilan : au moins vingt et un morts et une centaine de blessés. Trois autres bombes ont, par ailleurs, été retrouvées et désamorcées dans le centre-ville.

Quelques instants avant la première explosion, plusieurs médias ont reçu un message de revendication signé d’un groupe islamiste, les Moudjahidin indiens (MI), qui affirme vouloir venger «l’injustice et l’oppression infligée aux musulmans à travers tout le pays», notamment dans les Etats aux mains des nationalistes hindous. «Tant que les musulmans seront terrorisés, les hindous ne respireront jamais en paix», proclame notamment ce message de treize pages, rédigé dans un anglais parfait, qui ajoute : «Avec cette attaque, nous voulons vous prouver [notre] capacité à prendre d’assaut n’importe quelle ville indienne, à n’importe quel moment.» Provocateur, le texte met, en outre, les autorités au défi de retrouver la trace des poseurs de bombes, ridiculisant au passage les enquêtes en cours sur les autres attentats revendiqués par le groupe ces derniers mois.

Groupuscule. Inconnus jusqu’à l’année dernière, les MI ont assumé la responsabilité de la série d’explosions qui avait fait 63 morts en mai dans la ville de Jaipur, dans l’Etat touristique du Rajasthan, puis celles qui avaient tué 45 personnes en juillet à Ahmedabad, dans l’ouest du pays, ainsi qu’une série d’attaques coordonnées en novembre 2007 contre trois villes de l’Etat d’Uttar Pradesh, dans le nord. D’après la police, le groupuscule, qui se réclame du jihad, serait en réalité un nouvel avatar d’un groupe islamiste interdit depuis 2001, le Mouvement islamique des étudiants indiens (Simi). Bien que tous ses leaders historiques soient incarcérés, ce mouvement aurait récemment ressuscité de ses cendres.

Alors que, jusqu’à peu, New Delhi attribuait systématiquement les attentats perpétrés sur son territoire à des groupes islamistes basés au Pakistan voisin, les enquêteurs concèdent désormais que les attaques récentes sont le fait de ressortissants indiens issus de la minorité musulmane (14 % de la population). «Il est clair qu’un large réseau terroriste pan-indien est né parmi nous, qui a non seulement réussi à former des jeunes locaux à la fabrication d’engins explosifs, mais aussi aux méthodes clandestines d’opération et de communication», commentait hier B. Raman, expert sur les questions de terrorisme. Et de souligner que ce réseau dispose de cellules indépendantes les unes des autres, puisque les interrogatoires des suspects arrêtés pour les attentats précédents n’ont pas permis de prévenir ceux de samedi.

Activistes locaux. De nombreux experts estiment que les MI bénéficient probablement du soutien et du «savoir-faire» de groupes armés pakistanais, notamment le Lashkar-e-Toiba, tenu pour responsable de nombreuses attaques terroristes ces dernières années en Inde, ainsi que le Harkat-ul-Jihad-e-Islami, basé, lui, au Bangladesh voisin. En recrutant des ressortissants locaux, ceux-ci auraient trouvé un nouveau moyen de déjouer la surveillance des services de sécurité, et d’étendre leurs activités à tout le pays.

Quoi qu’il en soit, le fait que des activistes locaux soient impliqués dans cette série d’attentats complique sérieusement la tâche des enquêteurs, la minorité musulmane indienne comptant 140 millions de fidèles répartis aux quatre coins du pays. Manifestement confiants dans leur capacité à passer entre les mailles du filet, les MI menacent même dans leur dernier message de poursuivre les attaques, et citent même leurs prochaines cibles : plusieurs officiers de police, nommément cités, et la ville de Mumbai (Bombay), déjà visée par une série d’attentats qui avaient fait 186 morts en juillet 2006. A l’époque, déjà, les enquêteurs avaient évoqué la piste du Simi, sans réels résultats.

Libération : correspondant à New Delhi PIERRE PRAKASH